Dans cet article Dans cet article
- Ce que l’on appelle un strass de nez, et ce qui le distingue d’un simple clou
- La tige d’abord : la matière qui reste en contact avec la narine
- Serti clos, griffes ou colle : comment la pierre tient sur la tête
- Nose bone, tige en L, tire-bouchon ou labret : quelle forme de tige pour votre trou
- Diamètre, longueur et taille de pierre : trouver la bonne proportion
- Porter un strass sur un perçage récent ou sur une narine cicatrisée
- Garder l’éclat du strass au fil des soins du visage
- Pierre qui ternit, bijou qui tombe, peau qui rougit : identifier la cause
- +Un strass au nez peut-il se porter dès le jour du perçage ?
- +Comment retirer la tête d’un strass de nez à embout pressé ?
- +Un strass collé finit-il toujours par se détacher ?
- +Zircon ou cristal : quelle pierre garde son éclat le plus longtemps ?
- +Peut-on dormir avec un strass de nez sans risquer de le perdre ?
Un piercing nez strass, c’est une tige fine terminée par une petite pierre brillante (zircon, cristal ou opale synthétique) posée sur la narine. Pour bien le choisir, la pierre compte moins que ce qui traverse la peau : une tige en titane implantable ou en or massif, un diamètre adapté à votre trou (souvent 0,8 ou 1 mm), un serti qui retient la pierre sans colle et une fixation qui ne bouge pas la nuit. Sur un perçage récent, on garde un modèle à embout plat et à tige droite. Sur une narine bien cicatrisée, presque toutes les formes deviennent possibles.
- Matière de la tige : titane ASTM F136 ou or 14 à 18 carats, de préférence à l’acier bas de gamme et à l’argent.
- Tenue de la pierre : serti clos ou à griffes plutôt que pierre collée.
- Taille courante : tige de 0,8 à 1 mm, pierre de 1,5 à 3 mm de diamètre.
- Trou récent : tige droite à embout plat, posée par un pierceur, sans forme courbe ni boule de retenue.
Ce que l’on appelle un strass de nez, et ce qui le distingue d’un simple clou
Dans le langage courant, le mot strass désigne toute pierre facettée qui renvoie la lumière. Sur un bijou de nez, il peut s’agir d’un oxyde de zirconium (le zircon des bijoutiers), d’un cristal de verre au plomb, d’une opale de synthèse ou, plus rarement, d’une pierre fine. Le rendu est proche à distance, mais la dureté et la tenue de l’éclat diffèrent beaucoup.
Le zircon est dur et garde ses arêtes vives pendant des années. Le cristal de verre brille intensément au début, puis se raye au contact des serviettes, des pulls et des mains. L’opale synthétique ne scintille pas vraiment : elle offre un reflet laiteux et coloré qui plaît à ceux qui trouvent le zircon trop voyant. Ce choix est esthétique, mais il dit aussi combien de temps le bijou paraîtra neuf.

La tige d’abord : la matière qui reste en contact avec la narine
On regarde la pierre, on oublie la tige. C’est pourtant elle qui passe à travers la peau, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et c’est d’elle que viennent la plupart des rougeurs et démangeaisons attribuées à tort au piercing lui-même.
| Matière | Tolérance | À savoir |
|---|---|---|
| Titane implantable (ASTM F136) | Très bonne | Léger, sans nickel, recommandé pour une première pose comme pour les peaux réactives. |
| Or massif 14 ou 18 carats | Bonne si l’alliage est sans nickel | Plus cher, il convient bien aux trous cicatrisés. L’or plaqué s’use et laisse apparaître le métal de dessous. |
| Acier chirurgical 316L | Variable | Contient un peu de nickel. Souvent bien supporté sur un trou ancien, moins sur une peau sensible. |
| Argent 925 | Déconseillé dans le trou | Il s’oxyde au contact de la lymphe et peut noircir la peau autour du perçage. |
| Bioplastique ou PTFE | Bonne | Souple, utile pour un examen médical ou pour se faire discret, mais la pierre y est souvent collée. |
Un bon réflexe consiste à demander la norme exacte du métal. Une mention vague comme « acier hypoallergénique » ne garantit rien. Les vendeurs sérieux indiquent la référence de l’alliage et, pour l’or, la teneur en carats de la tige et pas seulement de la tête.
Serti clos, griffes ou colle : comment la pierre tient sur la tête
Une pierre qui se détache au bout de trois semaines, c’est la plainte la plus fréquente autour de ces bijoux. Elle tient presque toujours au mode de fixation de la pierre.
- Le serti clos entoure la pierre d’un petit cerclage de métal. C’est la solution la plus solide et la plus confortable, car rien ne dépasse pour accrocher une écharpe ou un oreiller. L’éclat est un peu réduit, la lumière entrant seulement par le dessus.
- Le serti à griffes maintient la pierre par trois ou quatre petites pointes. Elle reçoit plus de lumière et scintille davantage. En contrepartie, les griffes peuvent s’ouvrir avec le temps et se prendre dans les fibres textiles.
- La pierre collée repose dans une cupule et ne tient que par la colle. L’humidité, la chaleur de la douche et les produits nettoyants finissent par l’affaiblir. C’est le modèle le moins cher et le moins durable.
Pour un bijou porté tous les jours, le serti clos reste le choix le plus tranquille. Le serti à griffes se justifie pour une pierre un peu plus grosse, quand on veut qu’elle accroche vraiment la lumière.
Nose bone, tige en L, tire-bouchon ou labret : quelle forme de tige pour votre trou
La forme de la tige décide de deux choses : la facilité de pose et la tenue dans la narine. Elle compte autant que la matière.
Le labret à disque plat, vissé ou à embout pressé (dit threadless), est la référence des pierceurs pour une pose initiale. Le disque à l’intérieur de la narine empêche le bijou de sortir, et la tête se change sans retirer toute la tige. C’est aussi le format le plus agréable au quotidien.
Le nose bone est une tige droite terminée par une petite boule qu’il faut forcer légèrement pour faire passer. Il tient bien, mais son passage frotte l’intérieur du trou, ce qui le réserve aux narines parfaitement cicatrisées.
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La tige en L se glisse facilement et se retire tout aussi facilement, parfois sans que l’on s’en aperçoive. Le tire-bouchon (nose screw), en forme de petite spirale, tient mieux mais demande un coup de main pour l’insérer en tournant.
Si vous perdez régulièrement votre bijou en dormant ou en vous essuyant le visage, passer d’une tige en L à un labret à disque règle souvent le problème.

Diamètre, longueur et taille de pierre : trouver la bonne proportion
Un bijou trop fin peut agrandir le trou en tirant dessus, un bijou trop épais force le passage. La longueur, elle, doit laisser un peu de jeu sans que la tête flotte. Les repères ci-dessous sont des ordres de grandeur, à confirmer en mesurant votre bijou actuel ou en demandant à votre pierceur.
| Élément | Mesure courante | Remarque |
|---|---|---|
| Diamètre de tige | 0,8 mm ou 1 mm | Une pose initiale se fait parfois en 1,2 mm. Rester sur le diamètre d’origine évite les frottements. |
| Longueur de tige | 6 à 8 mm | Plus longue au début pour laisser place au gonflement, plus courte une fois le trou stabilisé. |
| Pierre discrète | 1,5 à 2 mm | Un point de lumière qui se remarque de près. |
| Pierre visible | 2,5 à 3 mm | Bien lisible de loin, elle convient aux narines larges. |
| Pierre marquée | 4 mm et plus | Effet bijou affirmé, à préférer en serti clos pour éviter les accrocs. |
Sur un petit nez, une pierre de 2 mm suffit généralement à créer le reflet recherché. Au-delà, l’effet devient plus graphique, ce qui peut être voulu.
Porter un strass sur un perçage récent ou sur une narine cicatrisée
Juste après le perçage, le choix est restreint et c’est normal. Le pierceur pose une tige droite à embout plat, un peu longue, dans une matière implantable. Une pierre sertie en tête est tout à fait possible dès ce stade, à condition qu’elle soit fixée sur ce type de tige et non sur un nose bone ou une tige courbe.
Pendant les premiers mois, mieux vaut ne pas jouer avec le bijou ni le retirer pour l’essayer avec un autre. Un trou de narine demande souvent plusieurs mois avant d’être stable, et ce délai varie selon les personnes. Le changement de bijou se fait idéalement chez le pierceur, qui raccourcit la tige au bon moment.
Une fois la narine cicatrisée, le terrain s’élargit : nose bone, tire-bouchon, pierres plus grosses, couleurs, formes en étoile ou en goutte. Le diamètre de tige reste en revanche celui que le trou a gardé.

Garder l’éclat du strass au fil des soins du visage
Un strass terne n’est pas forcément abîmé. Le plus souvent, il est simplement recouvert d’un film invisible : sébum, crème hydratante, fond de teint, crème solaire. Ces textures riches s’accumulent dans les facettes et sous les griffes, et la pierre perd son feu en quelques jours.
Quelques gestes simples limitent ce voile. Appliquer les soins du visage en contournant la narine percée, laisser pénétrer avant de se maquiller, puis tamponner la pierre avec un coton sec suffit souvent. Quand on choisit ses produits pour le visage, regarder du côté des textures légères et non comédogènes aide aussi la peau qui entoure le trou, souvent plus réactive que le reste du nez : chercher l’essentiel plutôt que d’empiler les couches autour d’un bijou qui doit respirer. Les huiles démaquillantes et les gommages sont à garder loin du perçage, les premiers parce qu’ils laissent un film gras, les seconds parce que leurs grains frottent le métal et irritent la peau.
Pour nettoyer la pierre elle-même, une goutte de sérum physiologique sur une compresse propre, puis un séchage doux, fait l’affaire. Une brosse à dents très souple, passée délicatement sur un bijou retiré d’un trou ancien, déloge ce qui reste dans les griffes. Évitez l’alcool et les produits ménagers, qui attaquent la colle et ternissent certains cristaux.
Pierre qui ternit, bijou qui tombe, peau qui rougit : identifier la cause
Chaque désagrément a ses causes probables, et la solution est rarement de changer de bijou au hasard.
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- La pierre devient laiteuse ou rayée : il s’agit souvent d’un cristal de verre fatigué. Un zircon en serti clos le remplace durablement.
- La pierre se décolle : le modèle est collé. On passe à un serti mécanique.
- Le bijou glisse hors du trou : tige en L ou embout pressé trop lâche. Un labret à disque ou un tire-bouchon tient mieux.
- Rougeur ou démangeaison autour de la tête : matière mal tolérée, frottement ou produits cosmétiques. Revenir à du titane et alléger les soins appliqués sur la zone permet souvent de faire la différence.
- Petite bosse près du trou : elle signale fréquemment une irritation mécanique, liée à une tige trop courte ou trop manipulée. Un pierceur peut vérifier la longueur.
Une douleur qui augmente, une chaleur marquée, un écoulement épais ou de la fièvre ne relèvent plus du choix de bijou. Dans ce cas, il faut demander l’avis d’un médecin sans retirer le bijou de soi-même, car le trou peut se refermer sur une éventuelle infection.
Un strass au nez peut-il se porter dès le jour du perçage ?
Oui, à condition que la pierre soit montée sur une tige droite à embout plat, en titane implantable, et posée par le pierceur. Ce sont les formes courbes et les nose bones qui sont à éviter sur un trou frais, pas la pierre elle-même.
Comment retirer la tête d’un strass de nez à embout pressé ?
Les mains propres, on tient le disque intérieur d’un côté et on tire la tête bien droite de l’autre, sans tourner. Si elle résiste, mieux vaut passer chez un pierceur que de forcer et d’irriter la narine.
Un strass collé finit-il toujours par se détacher ?
Pas toujours, mais la colle vieillit sous l’effet de l’eau chaude, du savon et du sébum. Pour un bijou porté sans le retirer pendant des mois, un serti clos ou à griffes reste nettement plus fiable.
Zircon ou cristal : quelle pierre garde son éclat le plus longtemps ?
Le zircon, plus dur, résiste mieux aux rayures et conserve des facettes nettes. Le cristal de verre brille beaucoup au départ, puis se ternit plus vite au contact des textiles et des frottements quotidiens.
Peut-on dormir avec un strass de nez sans risquer de le perdre ?
Oui, surtout avec un labret à disque et une pierre en serti clos, qui ne s’accroche pas à la taie d’oreiller. Les tiges en L sont celles qui se perdent le plus souvent la nuit.


